
Porcelaine et faïence
Manufactures françaises et européennes, Moustiers, Sèvres, Limoges.
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Porcelaines, bronzes, laques et jades de Chine et du Japon examinés avec prudence, marque et provenance à l’appui.
Un vase bleu et blanc rapporté par un officier de marine, une paire de potiches Imari, un bronze de divinité sur un meuble de laque, un petit jade sculpté dans une vitrine, une estampe japonaise encadrée : l’art de la Chine et du Japon est très présent dans les collections constituées sur la Côte d’Azur depuis la fin du XIXe siècle. C’est aussi le domaine où les reproductions sont les plus nombreuses et les plus trompeuses, et où l’écart entre deux objets en apparence semblables peut être immense.
Nous examinons vos objets asiatiques chez vous, à Nice et dans les communes voisines, avec une approche volontairement prudente. Nous regardons la pâte, l’émail, le pied, la marque, la qualité du décor et les traces d’usage, puis nous vous disons ce que nous pensons pouvoir établir et ce qui reste incertain. Lorsqu’une pièce semble importante, nous préférons vous recommander l’avis d’un spécialiste ou une vente ciblée plutôt que de vous faire une offre hâtive.
Pour les objets que nous rachetons, le règlement intervient le jour même, par virement ou par chèque, avec un bordereau d’achat décrivant chaque pièce. Une pièce d’identité vous est demandée pour le registre légal des objets mobiliers. Les objets comportant de l’ivoire font l’objet de règles particulières, que nous détaillons plus bas.

La porcelaine chinoise porte souvent sous la base une marque de règne, en six ou quatre caractères, qui évoque un empereur des dynasties Ming ou Qing. Ces marques ont été reprises en hommage dès l’époque impériale, puis abondamment copiées jusqu’à nos jours. Une marque Kangxi, Qianlong ou Yongzheng ne date donc pas la pièce : c’est l’ensemble de la pâte, de l’émail, du pied, de la cuisson et du dessin qui permet de juger.
Le Japon a produit des porcelaines d’Imari et d’Arita aux décors bleu, rouge et or, des faïences de Satsuma au fin craquelé ivoire et aux dorures minutieuses, et une immense production d’exportation à l’époque Meiji, vers la fin du XIXe siècle. Beaucoup de pièces dites Satsuma sont en réalité des productions tardives de qualité très inégale. La finesse du décor et la signature d’un atelier fixent la valeur.
Une démarche par étapes, qui préfère la nuance au verdict rapide.
Forme, proportions, poids, qualité du décor : un premier regard d’ensemble permet souvent de situer l’objet dans une grande période et une production, impériale, d’exportation ou plus tardive.
Le pied d’une porcelaine, la base d’un bronze, le revers d’une laque révèlent l’usure, la pâte, la technique de fonte. Une usure artificielle, régulière et trop marquée, trahit souvent une pièce vieillie volontairement.
Nous lisons les marques de règne, les cachets et signatures d’ateliers, et vérifions leur cohérence avec le reste de l’objet. Une marque parfaitement tracée sur une pièce à l’émail approximatif doit éveiller la prudence.
Factures anciennes, photographies de famille, inventaires, étiquettes de collection ou de marchand : la provenance documente l’ancienneté et rassure l’acheteur, notamment pour les pièces importantes et pour les objets soumis à réglementation.
Nous vous disons ce que nous pensons de chaque pièce, avec les réserves nécessaires. Selon les cas, nous vous faisons une offre de rachat ou vous orientons vers une vente spécialisée en arts d’Asie, plus adaptée à une œuvre majeure.

Les bronzes bouddhiques, brûle-parfums, vases archaïsants et figures de divinités se jugent sur la qualité de la fonte, la dorure éventuelle, la patine et le travail de ciselure. Les bronzes japonais de l’ère Meiji, souvent incrustés d’autres métaux, ont aussi leurs amateurs. Les laques, sur bois ou sur métal, à décor d’or ou incisées, sont sensibles à l’humidité et aux écarts de température.
Le jade, néphrite ou jadéite, se distingue mal à l’œil nu des pierres d’imitation, serpentine, verre ou pierre teinte. Sa dureté, sa froideur, sa densité et la qualité de sa sculpture sont des indices, mais une pièce importante mérite une analyse. Les objets de lettré, les tabatières, les sceaux et les petites sculptures en pierre dure peuvent présenter un intérêt bien supérieur à leur taille.
Le commerce de l’ivoire d’éléphant est très strictement encadré en France. Le principe est l’interdiction, assortie de dérogations limitées pour certains objets anciens, sous des conditions précises d’ancienneté, de proportion d’ivoire et de justificatifs officiels. Les netsuke, okimono, statuettes et objets sculptés en ivoire ne peuvent donc pas être rachetés librement. Nous examinons chaque cas et vous indiquons honnêtement si une cession est envisageable et quelles démarches seraient nécessaires.
Les copies sont le second écueil. Depuis plusieurs décennies, des ateliers produisent des porcelaines, bronzes et jades d’apparence ancienne, parfois remarquablement exécutés, avec marques de règne, usures simulées et fausses patines. Beaucoup de ces objets circulent aujourd’hui dans les familles comme des pièces anciennes, en toute bonne foi. Nous vous le disons avec tact, mais sans détour.
Le marché des arts d’Asie reste actif, porté par une clientèle internationale très attentive à la qualité et à la provenance. Les pièces fines, anciennes, en bon état et documentées sont recherchées ; les objets d’exportation courants et les décors répétitifs ont une valeur plus modeste. Une provenance ancienne, par exemple une collection constituée en Europe avant le milieu du XXe siècle, compte beaucoup.
À Nice, nombre de ces objets sont arrivés par le port, la marine ou les voyageurs de la Belle Époque, et sont restés depuis dans les villas de Cimiez et du Mont Boron. Le climat marin mérite attention : les laques se fendillent et se soulèvent sous l’effet de l’air sec puis humide, et les bronzes peuvent développer une corrosion. Conservez les objets à l’abri du soleil direct et des écarts brusques.
En art asiatique, la marque est une promesse ; c’est la pièce qui dit si elle est tenue.
Antiquaire Nice
Photographiez l’objet sous plusieurs angles, puis la base avec la marque en gros plan, sans flash. Indiquez la hauteur et le poids si possible. Rassemblez les documents de provenance, même anciens et partiels : une lettre, une photo de famille, un inventaire notarié montrant l’objet peuvent être décisifs, en particulier pour les pièces comportant de l’ivoire.
Ces éléments suffisent à notre estimation gratuite pour un premier avis. Pour un ensemble important, notre service d’expertise d’objets d’art peut établir un descriptif écrit, utile en cas de succession ou de partage.
Les collections constituées sur la Riviera mêlent volontiers plusieurs univers.
Non. Les marques de règne ont été reprises à toutes les époques, par respect pour les empereurs anciens ou pour tromper l’acheteur. Une marque ne date pas un objet : c’est l’examen de la pâte, de l’émail, du pied et du décor qui permet de le situer. Une photo de la base et du décor nous donne un premier élément de réponse.
Pas librement. En France, le commerce de l’ivoire d’éléphant est interdit, sauf dérogations encadrées pour certains objets anciens, avec des justificatifs d’ancienneté et parfois une déclaration ou un certificat officiel. Nous examinons votre objet, vous indiquons s’il peut entrer dans une exception et ne procédons à aucun rachat hors du cadre légal.
Le jade est dur, froid, dense et ne se raye pas à la lame d’un couteau. Mais certaines imitations résistent aussi, et seule une analyse gemmologique peut trancher pour une pièce importante. La qualité de la sculpture, du poli et du dessin compte autant que la nature de la pierre.
Oui, les porcelaines et objets produits pour l’Europe aux XVIIIe et XIXe siècles, comme la porcelaine de la Compagnie des Indes ou les grandes pièces de Canton, ont leur marché. Leur valeur dépend de la qualité du décor, de l’état et de la rareté du modèle.
Nous vous le dirons, avec tact. Beaucoup de familles possèdent de bonne foi des objets récents vendus autrefois comme anciens. Ces pièces peuvent avoir une valeur décorative modeste. Nous préférons une réponse franche à une illusion qui vous coûterait cher lors d’une vente ultérieure.
Nous ne sommes pas commissaire-priseur, mais lorsqu’une pièce semble rare ou importante, nous pouvons vous conseiller de la présenter à une vente spécialisée en arts d’Asie. Vous restez libre de votre choix, et notre avis vous est donné sans frais.
Nous examinons vos objets d’Extrême-Orient à domicile, dans tous les quartiers de Nice et sur le littoral, de Beaulieu-sur-Mer à Cagnes-sur-Mer.