
Art asiatique
Bronzes, porcelaines et laques de Chine et du Japon.
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Bronzes d’édition, marbres, terres cuites et statuaire de jardin examinés sur place, fonte, patine et signature à l’appui.
Un bronze animalier posé sur une cheminée, un buste en marbre blanc dans une entrée de villa, une terre cuite signée sur une console, une paire de vases Medicis en fonte au bord d’une terrasse de Cimiez : la sculpture est partout dans les maisons anciennes de Nice, et sa valeur varie énormément d’une pièce à l’autre. Le même sujet peut exister en bronze d’édition soigné, en régule patiné ou en tirage récent, et seul un examen attentif permet de faire la différence.
Nous regardons la matière, la fonte, la ciselure, la patine, la signature et les marques de fondeur, puis la base et le socle, qui trahissent souvent les remontages. Nous vous expliquons ce que nous voyons avant de chiffrer. Un bronze du XIXe siècle d’après un sculpteur reconnu, fondu par une maison réputée, n’a rien à voir avec une surmoulure moderne au détail empaté, même si la signature est identique.
Le rachat se déroule chez vous, sur rendez-vous, à Nice et dans les communes voisines. Nous prenons en charge l’enlèvement des pièces lourdes et fragiles, y compris la statuaire de jardin, avec le matériel nécessaire. Le paiement intervient le jour même par virement ou par chèque, avec un bordereau d’achat et la vérification d’identité qu’impose le registre des objets mobiliers.

Le bronze est un alliage de cuivre et d’étain, lourd, dense, qui résiste au rayage et offre une ciselure nette. Le régule, alliage à base de zinc très employé à partir du milieu du XIXe siècle pour des décors bon marché, est plus léger et plus mou. Une rayure discrète sous la base révèle un métal gris clair, là où le bronze laisse apparaître une teinte dorée ou cuivrée. Le son au choc est aussi différent, plus mat pour le régule.
Le régule n’est pas sans intérêt : certaines pièces Art nouveau ou Art déco signées trouvent preneur, notamment quand elles sont associées à l’ivoirine ou au marbre. Mais il ne se vend pas au prix du bronze. Le plâtre patiné façon bronze et la résine chargée de poudre métallique, très répandus depuis la fin du XXe siècle, constituent une troisième catégorie, presque toujours sans valeur marchande.
Cinq points qui, ensemble, permettent de situer une œuvre et d’en proposer un prix.
Nous cherchons la signature du sculpteur, souvent sur la terrasse, et le cachet ou la mention du fondeur. Une marque de fondeur parisien, une numérotation de tirage ou un cachet de réduction mécanique renseignent sur la date de fonte et la qualité de l’édition.
Un bon tirage restitue les détails avec précision : poils d’un animal, plis d’un drapé, traits d’un visage. Une surmoulure, réalisée à partir d’un exemplaire existant, est légèrement plus petite et plus molle. La ciselure de reprise, faite à la main après la fonte, signe les belles éditions.
La patine brune, verte, médaille ou dorée participe à la valeur. Une patine d’origine usée aux endroits manipulés est un bon signe ; une repatine récente, uniforme et trop fraîche, est plutôt un indice de restauration ou de fonte récente.
Nous démontons parfois le socle pour observer les fixations. Des écrous anciens, un marbre d’époque et un montage cohérent confortent l’ensemble, quand une tige filetée moderne ou un socle rapporté mérite d’être signalé.
Membres recollés, parties refaites, fentes dans un marbre, éclats sur une terre cuite, comblements au plâtre : chaque intervention est notée et prise en compte dans notre offre, sans pour autant disqualifier une belle pièce.

Le marbre blanc de Carrare, travaillé à deux pas de Nice dans les ateliers toscans, a nourri un abondant commerce de bustes, de figures et de copies d’antiques destinés aux voyageurs du Grand Tour et aux villégiateurs de la Riviera. Ces pièces vont de l’œuvre originale d’un sculpteur reconnu à la production d’atelier répétitive. L’albe, plus tendre et plus translucide, se distingue du marbre par sa sensibilité à l’ongle et à l’eau.
La terre cuite a un statut particulier : une esquisse ou un modèle modelant directement l’argile porte la main de l’artiste, alors qu’une épreuve estampée dans un moule en est la reproduction. Les traces d’outils, l’épaisseur des parois et l’intérieur creux renseignent sur la technique. Les terres cuites sont fragiles, et les éclats ou fissures se rencontrent souvent après des déménagements successifs.
Les bronzes d’édition du XIXe siècle d’après les grands sculpteurs animaliers et romantiques, fondus du vivant de l’artiste ou peu après, restent appréciés quand la fonte est de belle qualité et la patine d’origine. Les petits formats, faciles à placer, trouvent plus aisément preneur que les groupes monumentaux. Les sujets mythologiques et les figures féminines Art nouveau ou Art déco ont également leurs collectionneurs.
Le principal piège est la fonte tardive ou la surmoulure, souvent ornée d’une signature fidèle et parfois d’un faux cachet de fondeur. Ces pièces, produites en grand nombre depuis plusieurs décennies, se reconnaissent à leurs dimensions réduites, à leurs détails effacés, à une patine chimique uniforme et à l’absence de ciselure de reprise. Nous les identifions et vous expliquons pourquoi leur valeur est modeste.
Les sculptures en ivoire ou associant l’ivoire au bronze, dites chryséléphantines, relèvent d’une réglementation particulière en France, qui encadre strictement leur commerce et exige des justificatifs d’ancienneté. Nous vous indiquons au cas par cas ce qui est possible, sans jamais procéder à une transaction qui ne respecterait pas ces règles.
Les bronzes exposés à l’air marin dans les jardins et sur les terrasses du littoral développent une patine verte de corrosion, parfois poudreuse. Ne la frottez pas : une restauration professionnelle permet souvent de la stabiliser. Un nettoyage maladroit au produit abrasif détruit au contraire la patine d’origine et fait perdre une part importante de la valeur.

Les villas Belle Époque de Cimiez, du Mont Boron, de Fabron ou de Saint-Pancrace ont souvent conservé leur décor de jardin : statues en pierre ou en marbre, vasques, fontaines, lions de perron, vases en fonte de fonderies d’art du XIXe siècle. Ces éléments, patinés par des décennies de soleil et d’embruns, intéressent une clientèle de paysagistes et de propriétaires de maisons anciennes.
Leur dépose demande du matériel et du soin, et nous l’organisons. Lorsque la vente d’une propriété s’accompagne d’un débarras de maison, la statuaire peut être rachetée en même temps que le mobilier et les meubles anciens de l’intérieur.
Prenez la sculpture sous plusieurs angles, puis en gros plan la signature, le cachet de fondeur s’il existe, la base retournée et les zones usées ou réparées. Indiquez les dimensions et, si possible, une estimation du poids. Ces quelques images suffisent à notre estimation gratuite pour une première fourchette.
Pour une pièce importante ou un ensemble, nous nous déplaçons. L’examen en main reste indispensable avant une offre ferme, car le poids, le son et la qualité de la ciselure ne se jugent vraiment que sur place.
Ces objets se rencontrent souvent dans les mêmes intérieurs.
Le bronze est lourd et froid au toucher, et une petite rayure sous la base fait apparaître un métal doré. Le régule, plus léger, laisse voir un métal gris. Un aimant n’accroche ni l’un ni l’autre, mais il accroche la fonte de fer. En cas de doute, une photo de la base et une estimation du poids nous aident déjà beaucoup.
Non. Les signatures sont reproduites sur les surmoulures et les fontes tardives. Ce qui compte, c’est la qualité de la fonte, la ciselure, la patine, le cachet du fondeur et la cohérence de l’ensemble. Nous vous expliquons ce qui, sur votre pièce, conforte ou contredit la signature.
Oui, quand elles présentent un intérêt décoratif ou une signature recherchée, notamment pour les années Art nouveau et Art déco. Leur prix reste nettement inférieur à celui d’un bronze équivalent. Les productions en régule de série, abondantes au XIXe siècle, trouvent plus difficilement preneur.
Oui, nous organisons la dépose et le transport des pièces lourdes, en prenant les précautions nécessaires pour le socle et les abords. Une visite préalable permet d’évaluer l’accès, souvent délicat sur les terrains en restanques des collines niçoises.
Le commerce de l’ivoire d’éléphant est très strictement encadré en France. Selon l’ancienneté et la proportion d’ivoire, une vente peut être interdite ou soumise à des justificatifs officiels. Nous examinons votre pièce et vous indiquons honnêtement si un rachat est possible et dans quelles conditions.
Non. La patine fait partie de la valeur d’un bronze, et un nettoyage inadapté peut la détruire définitivement. Contentez-vous d’épousseter délicatement avec un pinceau doux. Si la pièce est très encrassée, nous la jugerons telle quelle et intégrerons le coût d’une restauration.
Nous examinons vos bronzes et vos marbres à domicile, dans tous les quartiers de Nice et dans les communes voisines, de Villefranche-sur-Mer à Saint-Laurent-du-Var.