
Tableaux anciens
Huiles, aquarelles et dessins accrochés près des rayonnages.
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Éditions originales, reliures, cartes et estampes examinées volume par volume, jusqu’aux bibliothèques entières de villas.
Une bibliothèque de villa restée intacte depuis des générations, quelques volumes reliés plein veau hérités d’un grand-père, une série de gravures de vues de Nice accrochées dans un couloir, un atlas ancien dans un grenier : les livres et les estampes sont des objets discrets, souvent sous-estimés, parfois surestimés. Leur valeur tient à l’édition, à l’état, à la reliure, à la provenance, et non à l’âge seul.
Nous examinons vos livres et vos gravures à domicile, à Nice et dans les communes voisines. Nous repérons les éditions originales, les tirages de tête, les ouvrages illustrés, les reliures signées, les ex-libris et les envois autographes, et nous vérifions la collation, c’est-à-dire que l’ouvrage est complet de ses planches et de ses feuillets. Un livre incomplet ou une carte découpée d’un atlas ne se valorisent pas de la même manière.
Nous rachetons aussi bien quelques volumes choisis qu’une bibliothèque entière, et nous nous chargeons de la mise en cartons et de l’enlèvement. Le règlement intervient le jour même par virement ou par chèque, avec un bordereau d’achat et la vérification d’identité prévue pour les professionnels de l’occasion. Pour une première idée, quelques photos des dos et des pages de titre suffisent.

L’édition originale est la première publication d’un texte, et c’est souvent elle que recherchent les collectionneurs, surtout pour la littérature française des XIXe et XXe siècles. Elle se reconnaît à la date, à l’éditeur, aux mentions de tirage et parfois à des détails typographiques connus des bibliographes. Les grands papiers, tirages limités sur Japon, Hollande ou vélin d’Arches numérotés, sont particulièrement appréciés.
La reliure ajoute ou retranche de la valeur. Un maroquin d’époque, une reliure signée d’un grand relieur, un plein veau du XVIIIe siècle aux dos à nerfs ornés intéressent les amateurs, tandis qu’une demi-reliure fatiguée pèse peu. Les ex-libris, gravures ou étiquettes collées au contreplat, et les envois autographes de l’auteur racontent la provenance d’un volume et peuvent le distinguer nettement d’un exemplaire ordinaire.
Qu’il s’agisse de dix volumes ou de plusieurs milliers, la méthode reste la même.
Nous parcourons les rayonnages pour repérer les ensembles intéressants : livres anciens reliés, éditions originales, ouvrages illustrés, régionalisme, voyages, sciences, beaux-arts. Les livres de grande diffusion récents sont mis de côté, sans jugement sur leur valeur sentimentale.
Les volumes retenus sont ouverts un par un : page de titre, collation, planches, rousseurs, mouillures, galeries de vers, état de la reliure. Nous notons les ex-libris, les envois et les annotations anciennes, qui peuvent ajouter de l’intérêt.
Les estampes et les cartes sont examinées à la loupe : technique, tirage, marges, filigrane du papier, coloris d’époque ou moderne. Nous distinguons les gravures originales des reproductions photomécaniques, très fréquentes dans les cadres.
Nous formulons une offre globale ou détaillée, que vous êtes libre d’accepter. En cas d’accord, le paiement intervient le jour même et nous mettons en cartons et emportons les ouvrages, en veillant à ne pas abîmer les reliures fragiles.

Les gravures sur cuivre, eaux-fortes, burins et aquatintes, les lithographies du XIXe siècle et les bois gravés ont chacun leurs amateurs. Les vues topographiques de Nice et du comté, du port Lympia, de la colline du Château, de la baie des Anges ou de Villefranche, publiées avant et après le rattachement de 1860, intéressent une clientèle attachée à l’histoire locale. Les cartes anciennes de Provence et de Ligurie aussi.
L’état compte beaucoup : une estampe aux marges coupées, jaunie par un carton acide ou insolée derrière une vitre perd une part importante de son intérêt. Beaucoup de gravures encadrées sont en réalité des reproductions, que la loupe révèle grâce à leur trame. Nous démontons parfois un cadre, avec votre accord, pour juger le papier et les marges.
Les amateurs privilégient les ouvrages complets et en bel état, dans une reliure d’époque ou signée : livres illustrés du XVIIIe siècle, grands livres de voyage, sciences naturelles avec planches en couleurs, éditions originales littéraires, livres d’artistes du XXe siècle. Le régionalisme niçois et provençal, histoire du comté, guides de villégiature, ouvrages en niçard, a sa clientèle propre.
À l’inverse, les grandes séries reliées en demi-chagrin des œuvres complètes du XIXe siècle, les encyclopédies du XXe siècle, les livres de prix scolaires et les clubs du livre se vendent difficilement, malgré leur aspect décoratif. Leur valeur est souvent décorative au mètre linéaire plutôt que bibliophélique. Nous vous le disons franchement.
Les pièges sont nombreux : fac-similes de livres anciens présentés comme originaux, réimpressions sans mention claire, planches manquantes dans un ouvrage illustré, cartes découpées dans un atlas et vendues séparément, coloris ajoutés récemment sur des gravures d’époque. La collation complète d’un volume, page par page, est la seule façon de savoir ce que l’on a vraiment entre les mains.
Le climat de la Côte d’Azur est rude pour le papier. L’humidité saline favorise les rousseurs et les moisissures, surtout dans les caves et les rez-de-chaussée, tandis que le soleil décolore les dos exposés. Une bibliothèque fermée longtemps dans une villa des collines peut avoir souffert de mouillures ou d’insectes. Nous en tenons compte, sans renoncer aux beaux volumes qui peuvent être restaurés.
Ne séparez pas les volumes d’une même série, ne découpez pas les gravures d’un livre et ne décollez pas les ex-libris. Laissez les ouvrages en place si possible : l’ordre d’une bibliothèque nous renseigne sur sa formation. Si vous envoyez des photos, montrez les dos des rayonnages et la page de titre de quelques volumes.
Lorsqu’une bibliothèque fait partie d’une succession, nous pouvons travailler avec vous dans le cadre d’un inventaire de succession ou d’un débarras complet, pour que les ouvrages sans valeur marchande soient eux aussi pris en charge.
Un cabinet de lecture ancien réserve d’autres objets à examiner.
Non. L’âge ne suffit pas : un livre ancien courant, incomplet ou abîmé peut valoir peu, tandis qu’une édition originale du XXe siècle en bel état peut être recherchée. L’édition, la rareté, l’état, la reliure et la provenance comptent davantage que la date. Nous vous le disons volume par volume.
Oui. Nous examinons l’ensemble, rachetons ce qui a une valeur et pouvons organiser l’enlèvement du reste dans le cadre d’un débarras. C’est souvent la solution la plus simple lors d’une succession ou de la vente d’une maison familiale.
Regardez la page de titre, la date, l’éditeur et l’achevé d’imprimer, ainsi que la mention de tirage en début ou en fin de volume. Les bibliographies spécialisées permettent de vérifier. Une photo de ces pages nous suffit souvent pour une première réponse.
Oui, dans une certaine mesure. Des rousseurs légères sont normales sur les papiers du XIXe siècle et peu pénalisantes. Des rousseurs fortes, des mouillures ou des moisissures réduisent davantage l’intérêt, surtout pour les ouvrages illustrés. Nous évaluons chaque volume dans son état réel.
Pas toujours. Beaucoup de gravures encadrées sont des reproductions imprimées, reconnaissables à la loupe par leur trame régulière. Une gravure originale montre le relief du trait et souvent la cuvette laissée par la plaque de cuivre. Nous les examinons, sortie du cadre si besoin.
Non. Mieux vaut nous laisser voir la bibliothèque telle qu’elle est. Un tri préalable risque d’écarter des volumes d’apparence modeste mais intéressants, comme des brochures régionales ou des éditions originales en simple couverture de papier.
Nous nous déplaçons dans tous les quartiers de Nice, du Port à Cimiez, et dans les communes voisines, pour examiner une bibliothèque sur place.