
Art asiatique
Porcelaines de Chine et du Japon, marques de règne.
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Porcelaines, faïences et céramiques d’artistes examinées marque, décor et état à l’appui, avec un règlement immédiat.
Des assiettes de Moustiers dans un vaisselier provençal, un service de Limoges rangé dans un buffet depuis des décennies, une paire de vases de Paris à fond or, une pièce de Vallauris rapportée d’une promenade dans les années 1950 : la céramique est l’un des domaines où la différence entre un objet courant et une pièce recherchée tient à des détails. Une marque au revers, la qualité d’un décor peint à la main, l’absence d’éclat suffisent à changer l’intérêt d’une pièce.
Nous examinons vos porcelaines et vos faïences chez vous, à Nice et dans les communes voisines. Nous les retournons, les observons à contre-jour et à la lumière rasante, cherchons les restaurations, puis nous vous disons ce qui mérite d’être vendu et ce qui gagnerait à rester dans la famille. Les grands services de table complets intéressent moins qu’autrefois ; les belles pièces de forme et les manufactures recherchées, elles, gardent leurs amateurs.
En cas d’accord, nous réglons le jour même, par virement ou par chèque, avec un bordereau d’achat et la vérification d’identité prévue par la réglementation. L’emballage des pièces fragiles est à notre charge. Pour une première idée, quelques photos du décor et de la marque au revers nous permettent de vous répondre en 48 heures.

La porcelaine, cuite à haute température, est blanche, dure et translucide à contre-jour : c’est le critère le plus simple pour la reconnaître. La faïence, terre cuite recouverte d’un émail opaque souvent stannifère, reste opaque et laisse voir, à l’endroit d’un éclat, une pâte ocre ou rosée. Le biscuit, porcelaine non émaillée au toucher mat, a été très employé pour les statuettes, notamment à Sèvres.
La porcelaine française se partage entre Sèvres, manufacture royale puis impériale et nationale, Limoges, développée grâce au kaolin du Limousin, et les nombreux ateliers parisiens de la fin du XVIIIe et du XIXe siècle, réunis sous le nom de porcelaine de Paris. La faïence, plus régionale, compte Moustiers, Marseille, Nevers, Rouen ou Strasbourg, et, tout près de Nice, les ateliers ligures de Savone et d’Albisola, au décor bleu caractéristique.
Quatre gestes simples, répétés sur chaque pièce.
La marque au revers, peinte, imprimée ou en creux, indique souvent la manufacture et parfois la date. Le pied, non émaillé sur beaucoup de pièces, montre la pâte et son usure, qui doit être cohérente avec l’âge annoncé.
Un décor peint à la main présente des variations de touche, quand un décor imprimé ou décalqué montre une trame régulière. La dorure, mate ou brillante, usée ou neuve, renseigne aussi sur l’époque et sur une éventuelle reprise.
À la lumière rasante et sous lampe ultraviolette, les comblements, recollages et repeints apparaissent. Un fêle se révèle aussi au son, plus sourd quand on tapote délicatement le bord. Ces défauts sont notés et chiffrés.
Nous rapprochons la pièce de ce que recherchent aujourd’hui les amateurs : manufacture, époque, décor, forme, état. Nous vous formulons ensuite une proposition ferme, pièce par pièce ou pour l’ensemble, selon ce qui vous convient.

Les faïences de Moustiers-Sainte-Marie, avec leurs décors à la Bérain, leurs grotesques et leurs camaieux bleus ou polychromes, sont présentes dans beaucoup de maisons provençales et niçoises. La production ancienne du XVIIIe siècle se distingue des nombreuses pièces du XIXe et du XXe siècle qui ont repris ces décors : finesse de la pâte, qualité du trait, émail et usure du pied permettent de faire la part des choses.
Vallauris, entre Antibes et Cannes, est devenu après-guerre un haut lieu de la céramique d’artiste, autour d’ateliers célèbres et d’une foule de potiers créatifs. Ces pièces des années 1950 et 1960, signées ou marquées de l’atelier, sont aujourd’hui recherchées par une clientèle d’amateurs de design. La verrerie de Biot, voisine, a suivi un chemin comparable et peut être examinée dans le même temps.
Les marques sont à la fois précieuses et trompeuses. Les deux L entrelacés de Sèvres ont été imités dès le XIXe siècle sur des porcelaines de Paris ou d’Allemagne au décor surchargé ; les épées croisées de Meissen et les marques de Sarreguemines ou de Gien ont, elles aussi, leurs contrefaçons. Une marque ne vaut que si la pâte, la forme, le décor et la dorure lui correspondent. Nous vérifions cette cohérence systématiquement.
L’état est déterminant. Un éclat au bord d’une assiette, un fêle traversant, une anse recollée ou une dorure usée par les lave-vaisselle diminuent fortement la valeur des pièces courantes. Pour une pièce rare, une restauration ancienne et discrète est mieux tolérée. Les restaurations modernes à la résine, invisibles à l’œil nu, se détectent à la lampe ultraviolette.
Le marché actuel privilégie les pièces décoratives et rares : vases, jardinières, terrines à décor naturaliste, pièces de forme du XVIIIe siècle, porcelaines de Paris à décor peint de qualité, céramiques d’artistes du XXe siècle. Les grands services de table en Limoges du XXe siècle, très nombreux, se vendent en revanche difficilement, sauf modèles et décors particuliers ou services exceptionnellement complets.
Le climat côtier joue peu sur la porcelaine, très stable, mais l’humidité saline peut faire tressaillir l’émail des faïences et provoquer des remontées de sels qui soulèvent le décor, surtout dans les caves et les rez-de-chaussée du Vieux-Nice. Un tressaillage fin et régulier est normal sur une faïence ancienne ; des écailles qui se détachent sont plus préoccupantes et doivent être traitées par un restaurateur.
Sortez les pièces des placards et posez-les sur une table couverte d’un linge, sans les laver au lave-vaisselle ni frotter la dorure. Regroupez les services par décor, même incomplets, et gardez de côté les pièces abîmées : elles nous renseignent parfois sur la pâte et la manufacture.
Si la vaisselle fait partie d’un appartement à vider, le débarras peut être organisé en même temps que le rachat. Pour une pièce isolée, l’estimation gratuite sur photos reste la manière la plus simple de commencer.
Vitrines et buffets réservent souvent d’autres surprises.
Cela dépend du décor, de l’époque, de la maison et de la complétude. Beaucoup de services du XXe siècle se vendent difficilement aujourd’hui, la demande ayant baissé. Certains décors peints à la main, modèles d’artistes ou services anciens très complets restent recherchés. Une photo d’une assiette, recto et verso, suffit pour une première réponse.
Tenez la pièce devant une lampe : la porcelaine laisse passer la lumière, la faïence reste opaque. À l’endroit d’un éclat, la faïence montre une terre colorée sous l’émail, la porcelaine une pâte blanche et vitreuse. La porcelaine sonne aussi plus clair quand on la tapote délicatement.
Oui, si elle est rare ou de belle qualité : une faïence de Moustiers du XVIIIe siècle avec un éclat garde un intérêt. Pour les pièces courantes, en revanche, un éclat ou un fêle rend la vente difficile. Nous vous disons clairement dans quel cas se trouve votre pièce.
Non. Cette marque a été très copiée, notamment au XIXe siècle. L’authenticité se juge sur la pâte, la forme, la qualité du décor, la dorure, et sur la cohérence entre la marque et les signes de peintres ou de doreurs. Un examen en main est nécessaire.
Oui, notamment les pièces signées ou marquées d’ateliers reconnus des années 1950 et 1960, qui intéressent les amateurs de design. Les pièces touristiques plus tardives, produites en grand nombre, ont une valeur plus modeste. Nous examinons le revers, la signature et la qualité de l’émail.
Oui. Une assiette isolée d’une manufacture recherchée peut trouver un acheteur qui complète son service. Ne jetez rien avant notre passage : les pièces dépareillées ou abîmées nous aident souvent à identifier un ensemble et à l’estimer correctement.
Nous examinons vos céramiques à domicile, du Vieux-Nice à Fabron et dans les communes voisines, jusqu’à Vence et Saint-Paul-de-Vence.